Affichage des articles dont le libellé est Violence. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Violence. Afficher tous les articles

mardi 29 janvier 2019

Benjamin DESMARES : Des poings dans le ventre


Dans la peau de Blaise, la terreur du collège. Sa violence, les bagarres, la colère, les bandes avec qui il traîne. Les coups et les mauvais coups, l’alcool, les joints. Sa mère, des inconnus,son prof passés à tabac. Mais aussi, l’ennui, les cauchemars, la peur, la fuite, l’absence. Un court livre, écrit à la deuxième personne du singulier, des phrases brusques et sèches, comme la signature de Blaise : « Ba-ba-bam », trois coups dans le ventre à couper le souffle. VA

Pépite du salon de Montreuil 2017

mardi 7 juin 2016

Rencontre avec Anne Lecap

 Jeudi 2 juin à 8h30, la classe de 5°7 a rencontré cette auteur, née en 1972, qui a passé son enfance en Ardèche et vit aujourd'hui en Provence.

Elle nous a d'abord proposé un jeu sur les personnages de son roman "Quand la révolte gronde". Suite à nos questions, elle nous a présenté ses sources : des journaux de 1936, un magazine sur la santé, deux cahiers de poésies et chansons, un petit livret qui servait de calculatrice aux commerçants, des cartes postales anciennes. Ces informations nous ont aidé à comprendre comment vivaient Emilie (l'héroïne) et son entourage à cette époque.

L'histoire se déroule pendant le Front Populaire. Les syndicalistes entraînent les ouvriers à se révolter contre des conditions de travail pénibles en faisant grève. Ils obtiendront de  travailler 40h par semaine au lieu de 48h, les premiers congés payés et une augmentation des salaires. Comme beaucoup d'entre nous connaissent des lieux cités dans le roman (la ville de Privas, le Teil, le Pouzin...) nous pouvons nous représenter les déplacements des personnages. L'auteur nous a aussi expliqué comment elle gère son temps  entre son métier de professeur d'histoire-géographie  et son souhait d'écrire des romans. Elle a précisé que son roman a été  écrit en un an et demi. A la fin de la séance, elle nous a lu un extrait d'un autre de ses romans "Baptiste sans port d'attache".

Cette rencontre a été agréable et instructive. La classe de 5°7


 Les élèves de 5°7, ont imaginé et écrit une lettre d'Emilie, l'héroïne du roman restée en Ardèche, à ses parents installés à Paris.

Le Teil, 1936

Chers parents 

La vie à l'usine textile du Teil est très dure. J'ai énormément de mal à ne pas tomber de fatigue en plein travail. Grand-mère me manque. Heureusement, un évènement a bouleversé ma vie il y a peu temps. Un jeune cheminot appelé Vincent a simulé un accident devant mon usine. En réalité, il voulait distribuer des tracts contre les conditions de travail des ouvriers. Quelle drôle de manière de distribuer de la propagande ! J'ai décidé de m'engager à ses côtés. Il incite les ouvriers à voter pour le Front populaire. C'est vrai qu'il propose des mesures qui font rêver : 40 heures par semaine, salaire augmenté et même les premiers congés payés ! Quel bonheur ! Je pourrais rendre visite à Grand-mère le samedi et le dimanche. J'oubliais, je dors le soir dans une chambre meublée . J'espère que tout se passe bien à Paris, que Louis n'est pas trop difficile à gérer. Vous me manquez beaucoup.
A bientôt 
Emilie                                                 écrit par Senot Zacharie



Chère mère, cher père, cher Louis

Me voilà arrivée au Teil. Je suis déjà exténuée par mon passage à la cuve de teinture de l'usine de textile. J'ai l'impression que mes bras sont en bois tellement j'ai mal. Je me suis installée dans une chambre, meublée avec un lit en cuivre, une commode et un fauteuil, assez petite, mais je m'y plais bien .
 A côté de ma chambre il y a Juliette. Elle tousse souvent à cause de la poussière de ciment qu'elle respire à la sècherie de Lafarge. Elle a eu une violente quinte de toux à table. Cela faisait peine à voir. Il y a aussi Rémi, qui travaille dans un garage, il répare les bicyclettes. A l'usine, je me suis fait de nouvelles amies dont une plus précisément, Marguerite. Elle est mère d'un petit garçon.
Il y a aussi la contremaîtresse, qui n'est pas très sympathique. Elle n'est pas très accueillante non plus d'ailleurs .
Grand-mère et vous me manquez énormément. Je vous embrasse affectueusement...

Emilie                                               écrit par Cassiopée Aounit




Chers parents,
J'espère qu'à Paris tout va pour le mieux depuis la grève.J'espère également que Louis va bien.
Vous serez sûrement heureux d’apprendre qu'à l'atelier nous avons aussi fait grève durant huit jours. Nous avions peur de nous faire renvoyer mais tout s'est bien passé. Bertier, le patron, s'est enfin plié aux réformes. Maintenant, j 'ai le samedi ainsi que le dimanche pour rentrer à Privas. Avec Mémé nous prévoyons même de monter à l'Escrinet. Bientôt nous aurons nos premier congés payés. J'espère que durant ces congés nous pourrons nous revoir. Louis a bien dû grandir depuis tout ce temps.
Peut-être que je pourrais vous présenter Vincent. Il est cheminot et également syndicaliste. Je l'ai rencontré devant l'usine de textile du Teil. Il distribuait des tracts dénonçant les conditions de travail déplorables. Il est très courageux ! C'est grâce à lui que nous avons pu faire grève à l'atelier : il nous amenait de quoi manger et nous reposer. Il sait comment remonter le moral des grévistes et il nous redonne espoir. Je pense que papa l'apprécierait énormément.
J’aimerais tant que durant nos congés payés nous allions ensemble à la mer. Tata Léonie serait heureuse de nous recevoir. Je reverrais ma cousine et toute la famille.
 Je vous aime tendrement
 Votre fille, Emilie
 écrit par Marie Leveugle




Le Teil, mercredi 22 Avril 1936

Chers parents,

J'espère que vous allez bien, vous deux ainsi que Louis. En ce qui me concerne, l'usine de textile m' a débauché. J'ai été renvoyée mais ne vous en faites pas, j'ai immédiatement cherché du travail. Je travaille maintenant dans un atelier d'emballage d'articles de beauté. Le travail à l'usine de textile était plutôt pénible : la teinte des tissus par exemple. J'en ressortais avec des cloques aux mains. Mais le travail à l'atelier n'est pas de tout repos non plus. Il faut enchaîner les cadences sans s'arrêter. J'ai rencontré Rémi et Juliette chez la logeuse, ils sont très gentils. Rémi travaille dans un garage où il répare des bicyclettes et Juliette travaille chez Lafarge, elle raccommode les sacs de ciment. Un accident s'est produit devant l'usine de textile. Un cheminot est tombé de sa bicyclette et s'est fait renversé par une voiture. C'était un syndicaliste et il nous a distribué des tracts. Je ne sais pas comment je pourrai le revoir...

Affectueusement
Emilie.                                                                                écrit par Héloise Doisy



Chers parents,

Je vais bien malgré mon licenciement de l'usine textile car j'ai déjà un nouveau poste. Cette fois ci dans l'emballage de produits de beauté. Si vous voyiez tous ces corsets et ces gants haut de gamme...
Je suis bien logée et je rentre chez mamie tous les dimanches en train.
Je suis quand même éreintée par mon poste car nous avons des sièges inconfortables et les jambes dans le vide toute la journée. De plus, nous travaillons selon le système Taylor. Des syndicalistes nous promettent des congés payés . J'aimerais tellement que cela arrive vite! Je pourrais vous rendre visite à Paris.
 J'espère que Louis a de bons résultats scolaires et qu'il va bien. J'espère que vous allez bien aussi.

Tendres baisers.
Emilie                                                                                                             écrit par Pauline Habib                 






Cher papa, cher maman,

J'ai eu beaucoup de mal à m'adapter au monde du travail.
Je vais bien malgré quelques rebondissements disons fâcheux dans ma vie. Je dois vous dire ( sinon grand-mère le fera à ma place) que j''ai été renvoyée de l'usine textile du Teil. Je sais que vous allez être déçus, surtout toi papa. Je sais que tu m'as beaucoup répété quand j'étais plus petite que le travail est ce qui nous fait vivre et ce que l'on a de plus précieux, que nous devons en prendre grand soin et que nous ne devons pas faire un pas de côté afin de le conserver. Mais je peux t'assurer que mes actes avaient des buts valables qui pourraient aussi changer ta vie, à toi et à celle de maman.

Tout d'abord j'ai rencontré quelqu'un. Attention! Je te vois d'ici maman avec ton sourire malicieux. Je te conseille de ne pas trop t'enflammer car sa rencontre est directement liée à mon renvoi... Il s'appelle Vincent, et c'est un jeune cheminot syndicaliste. Je crois deviner votre réaction! Mais ne vous inquiétez pas. Vincent a distribué des tracts dans notre usine pour nous faire connaître les causes des luttes très louables du Front Populaire. J'ai beaucoup appris et j'ai lutté avec Vincent pour de meilleures conditions de travail car tout n'est pas rose dans les usines, comme papa peut en témoigner.

Malheureusement, mon patron n'a pas vraiment apprécié mes engagements politiques et m'a donc mise à la porte. J'étais honteuse, humiliée, triste, et dans une colère noire. N'a-t-on pas le droit de lutter pour un salaire plus juste? Je me suis mise en quête d'un nouveau travail et je crois en avoir trouvé un. Est-ce que je serai engagée ? Ça c'est une autre histoire. Surtout que dans cette région les nouvelles vont vite et j'ai peur que mon parti politique effraie les patrons. Mais je veux vraiment cet emploi, rien que pour vous rendre fiers ainsi que grand-mère.

Quant à Louis, comment va-t-il ? Dans votre dernière lettre vous ne m'en avez presque pas parlé. Fait-il des progrès en écriture? Et vous, allez-vous bien? Dans votre dernière missive vous n'avez pas beaucoup fait étalage de vos sentiments. Je sais, maman, que parfois tu as honte de m'avoir laissée ici. Mais sache que je suis heureuse. Vincent y contribue. Même s'il est syndicaliste, c'est un homme de valeur. Je vous en conjure, croyez-moi sur ce point ! 

Avec les meilleurs sentiments de votre fille.

Emilie.                                                                                               écrit par Baron Anaé.

mardi 12 mai 2015

On l'a lu !!!

Titre : Après
Auteur : Francine PROSE
Genre : Récit d'anticipation

Le lycée Central Hight un lycée paisible et sans histoire rentre dans un régime de plus en plus totalitaire, depuis la fusillade dans un lycée voisin : « Pleasant Valley »

La couverture fait penser à un roman policier, on y voit une caméra de surveillance comme en prison. Les couleurs sont simples et froides mais elles expriment les effets du roman.

Le format est volumineux et les écritures sont grosses et simples à lire. Le livre est facile à lire, mais pour les élèves de fin de collège, début lycée.

Le style de l'écriture de ce roman est dramatique mais quelques passages sont ironiques. Le registre de la langue est familier. Ce roman intègre beaucoup de dialogues.

L'atmosphère du roman est froide, frissonnant, étrange et nous éveille un sentiment de curiosité. On suppose la suite des évènements mais on est souvent surpris par l'intrigue.

Les relations entre les personnages sont amicales, familiales, froides et parfois distantes. L'histoire est originale, elle se passe aux États Unis au 21ème siècle .


Notre opinion sur le livre !
Le livre est attachant, inspirant, révoltant !
Un vrai souffle de nouveauté dans notre magazine et très facile à lire. Francine PROSE a très bien su faire un récit d'anticipation...

                               A LIRE !!!!!!
   Ornella et Julie 
«Un jeune garçon se retrouve dans la tourmente d'un lycée devenu totalitaire »

«Un vrai-chef d'oeuvre» Elle

«Nous sommes pris dans cette tourmente» Le Dauphiné

«Un livre poignant auquel on s'attache vite » Le Monde

«Un lycée dans lequel nous n'avons pas envie de mettre pieds» Marie-Claire

Votre avis nous intéresse !


De XreadUSAX : «J'ai beaucoup aimé ce livre, il est révoltant !»

De love-lecture : «J'ai apprécié ce livre malgré un début difficile.»

De Sandrine0940 : «Ce livre ne m'a pas plus car il était trop dur !!»

De Jean-Charles de Montreux : «Le livre manque de culture française, ce livre n'est pas assez soutenu.»

De lili-panda : «Le héros est attachant et raconte son histoire à la merveille» 

De Carole-Max : « Le livre manque de suspense, on s'attend trop à ce qui va se passer»

De Mangapassion : «J'ai commencé le livre par la fin, comme pour les mangas et j'ai pas tout compris...»


lundi 4 mai 2015

Et "Après" que se passe-t-il ? Que deviennent-ils ?

Attention les yeux ! Quatre ans après la sortie de son livre « Un homme changé » Francine Prose revient avec « Après ». Inutile de tourner autour du pot : la recette est toujours aussi efficace !

Francine Prose
  D'un état libre à un Etat totalitaire : c'est le sujet du livre de Francine Prose dans son roman passionnant : « Après ». Elle nous montre comment suite à un événement tragique, le monde peut basculer, comment sous le prétexte sécuritaire, la privation de la liberté s'installe et comment de la paranoïa on passe à la terreur.
    

     Suite à la tuerie sanglante dans le lycée de Pleasant Valley, la vie des étudiants de Central High change radicalement. Après l'horreur, un conseiller spécialiste de la gestion de crise va s'installer dans leur lycée. Petit à petit, des mesures de censure vont être prises : plus le droit de porter du rouge, de mâcher des chewing-gums, portables proscrits, certaines lectures sont jugées subversives.  Fouilles systématiques à l'entrée du lycée suivies de réunions moralisatrices, des sujets tabous, des documentaires historiques dans le bus, des mails quotidiens aux allures de propagande envoyés aux parents, des camps de redressement vendus comme des centres psychologiques, d'étranges disparitions..

      Très efficace, la prose de Francine Prose (oh ! oh!) nous entraîne dans les méandres d’un récit hyper actuel qu'elle construit et déroule sous nos yeux ébahis. Un nœud au ventre accompagne un plaisir de lecture évident, la tension monte sans cesse… Suivez le calvaire quotidien de Tom, Brian, Avery, Silas et Brenda… Que deviendront-ils ? S’en sortiront-ils ? Et indemnes ?
       230 pages d'une écriture facile et entraînante, chargée d'intrigues, Francine Prose nous plonge dans un lycée du 21ème siècle, à travers l'esprit d'un ado et nous montre de façon crescendo comment on peut imposer des privations de liberté, et comment des ados tranquilles peuvent trouver en eux la rage de s'opposer. Et vous, si un beau jour vos libertés s’envolaient, oseriez-vous faire front ? 
 
      J'ai adoré ce livre. Les nombreux dialogues rendent la lecture vivante. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, plus l'histoire s'assombrit, plus le destin heureux du roman semble compromis, plus je me délecte, plus je me régale. Je ne saurais expliquer pourquoi, mon sadisme naturel sûrement … Je vis avec ces ados, ayant le même âge qu'eux, je m’identifie à travers eux, et m’insurge.
  
Alors un conseil, n’hésitez pas, tous à vos livres.
                                Manon B. 

vendredi 10 octobre 2014

Gael AYMON - Ma réputation

Laura ne supporte pas les conversations de filles. Depuis des années, elle préfère la compagnie des garçons. Dans la cour, c'est toujours eux qu'elle rejoint. C'est avec eux qu'elle passe son temps libre, se moquant du qu'en dira-t-on. Tout change le jour où Sofiane, son ami d'enfance essaie de l'embrasser. Elle le repousse. Depuis, ses amis l'évitent et de sales rumeurs circulent dans son dos. Isolée, épiée, harcelée, les autres lui font peur.
Un roman bref, des chapitres courts sur un thème d'actualité. Quand les réseaux sociaux ont des conséquences désastreuses. Une simple photo, un commentaire qui font le tour du lycée. Et la vie d'une lycéenne sans histoires devient un enfer. Elle trouvera auprès d'une autre exclue, la force de réagir. Pour de grands ados. VA

vendredi 18 avril 2014

Francine PROSE – Après

Une fusillade dans un lycée des EU, des morts. Des cellules de crise sont créées dans les lycées des alentours. Le Dr Willner est envoyé à Central Hight. Afin de rétablir l'ordre, il va prendre le contrôle du lycée, imposer de nouvelles règles, évincer les récalcitrants, pousser élèves et professeurs à la délation. Les contrevenants sont évacués, expédiés en camps de redressement.

Une atmosphère pesante et oppressante. Le Dr, présenté au départ comme le grand pacificateur se mue peu à peu en dictateur, manipulateur. Tom, le lycéen, basketteur voit partir ses amis : la peur, la suspicion vont l'envahir. Sécurité et liberté ne font pas bon ménage. VA